14.10.07
Hystérie
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Bouger avec la Poste
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Brève de métro # 4
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Libellés : Brève de métro
13.10.07
Brève de métro # 3
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Libellés : Brève de métro
9.10.07
Comme une envie de...
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L'automne est là.
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8.10.07
Du haut d'une falaise...
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Libellés : A l'objectif
Ces gens-là
D'abord il y a l'aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qui boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l'œil qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas Monsieur
On ne pense pas on prie
Et puis, il y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Ouest méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses petites affaires
Avec son petit chapeau
Avec son petit manteau
Avec sa petite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qui n'a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur
On ne vit pas on triche
Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Il y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui recarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis il y a la toute vieille
Qu'en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on écoute même pas
Ce que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur
On ne cause pas on compte
Et puis et puis
Et puis il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s'en va pas
On ne s'en va pas Monsieur
On ne s'en va pas
Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.
Jacques Brel - Ces gens-là (1966)
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Libellés : Ce que j'écoute
4.10.07
Le monde merveilleux de...
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2.10.07
Sévèrement Bourné
Jason est de retour. Ben Jason ! Jason Bourne ! Le gars qui a perdu la mémoire mais qui garde des réflexes pas très orthodoxes. Et comme il a les nerfs à fleur de peau, il n'y va pas avec le dos de la main morte pour la fin de ses aventures.La vengeance dans la peau - Paul Greengrass
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Toujours la même rengaine
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1.10.07
Mortellement drole.
Des funérailles, moment de tristesse et de recueillement, déraillent complètement et virent dans un cauchemar surréaliste. Dans cette famille anglaise très digne, à première vue, des failles et des secrets bien cachés font surface pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques.Le film s'ouvre sur l'arrivée du corbillard, à la maison familiale. Les préposés déposent le cercueil avec un grand professionnalisme, le visage empreint de sollicitude, solennels. Il s'avère qu'ils se sont trompés de cercueil et donc de défunt. Ils repartent alors à toute vitesse en jurant comme des charretiers. Le film continuera tout le long à jouer avec l'absurdité des situations, des événements cocasses, des personnages déjantés.
Avec un humour très british mêlant l'humour noir et subtile et l'humour gras et pas très finaud, Franck Oz nous embarque pour 1h30 de franche rigolade. Ça fait bien longtemps que je n'avais pas ri autant au cinéma. Proche des comédies légères des années 50, le film reprend aussi les mêmes ficelles qui sont sures de faire rire illico.
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Au sommet de ma forme
Prendre de la hauteur.
On me dit que, pour ce genre de symptômes, il faut soigner le mal par le mal. Mouais ! Je me vois bien arriver en haut d'un haut pont, harnaché de partout, et de faire une crise de nerf parce que le vertige sera plus fort que moi. N'empêche que l'idée me trottait dans la tête (au galop, au galop, 'tit trot, 'tit trot... hum !). Il me fallait juste trouver la bonne occasion. Monter sur la Tour Eiffel? Non, trop de monde (de témoins) si je devais faire pipi dans ma culotte de trouille. M'aventurer sur un pont de corde? Non, trop instable ! Rien que d'y penser je tremble. Et pourquoi pas crapahuter sur un sommet de montagne? Nous passons les vacances dans les Pyrénées ! On a décidé de randonner ! Pourquoi pas faire l'ascension d'un sommet !
Plus prêt des cieux.
C'était le dernier jour de nos vacances. Les M&M remballaient le camping car pour d'autres horizons. Une pointe de morosité de fin de vacances obscurcissait le ciel bleu de cette belle journée. Pour ne pas sombrer dans une langueur monotone, il a bien fallu se bouger le train et décider de partir en randonnée. Et pour finir en beauté, nous avons choisi d'atteindre le Soum de Matte. C'était notre apothéose; notre record. 2377 mètres. La montée vers le pic rocheux s'élançant dans le ciel bleu à peine voilé fut longue et périlleuse; peuplée d'animaux sauvages allant de la fourmi rouge féroce, en passant par le petit scarabée noir luisant et la sauterelle verte aux ailes rouges (pas très seyant tout ça), en passant par le mouton sauvage marron des Pyrénées aux cornes à faire pâlir d'envie le plus cocu des maris, et par l'aigle si élégant et le vautour si flippant. Mais que le panorama était beau avec ces pâturages jaune paille, couverts de bruyères, et constellés de petits crocus; seuls entourés par la majesté des monts des Pyrénées. Le sentier devint plus escarpé au fur et à mesure que le sommet approchait, et, bientôt, ce petit chemin devint qu'une sente de terre instable et tortueuse entre la paroi rocheuse et le vide de l'autre côté. Seuls les moutons posaient leurs sabots ici. L'appréhension devenait de plus en plus forte à l'approche du sommet. On n'avait pas tout de même fait tout ce chemin pour faire demi tour sans avoir affronter ce petit pic là. Non ! Pas question. Je me suis aventuré sur ce petit chemin qui serpentait entre les rochers. Chacun de mes pas déclenchait une petite avalanche; de la terre meuble et de petites pierres se dérobaient sous mes grosses chaussures. A ce niveau là, la végétation était réduite à peau de chagrin, quelques éraflures de mousses et de lichens fleuris sur un gazon ras et jaune, au milieu d'un paysage lunaire fait de cailloux dressés en pointes inquiétantes. Mes jambes devenaient de plus en plus chancelantes; je n'avançais plus qu'à petits pas de souris et quasiment à quatre pattes, mes mains s'agrippant à tout ce qu'elles pouvaient pour se donner l'illusion de stabilité. Et puis, soudain, je me suis retrouvé sur une sorte de petite surface plane. Quelques grappes de bruyères fleurissaient tranquillement, un crocus se trouvait ballotté par de petites rafales de vent; au dessus de moi, de gros nuages blancs défilaient sans se presser, tandis qu'un vautour se laissait porter par un courant d'air, attendant peut-être avec impatience un signe de faiblesse pour me dévorer tout cru. Je me suis redressé. J'étais au sommet. Autour de moi, le silence, à peine perturbé par le sifflement du vent. Un simple mur de roche arrivait à hauteur de la taille, le reste n'était que vide, excepté un autre chemin qui partait vers un sommet encore plus élevé. Je tremblais, mes jambes me portaient à peine. Ma respiration s'accélérait et je devais prendre de grandes inspirations pour essayer de me contrôler. J'avais réussi à grimper là. J'étais fier de moi. Pas rassuré pour deux sous, mais extrêmement fier de moi. Comme un gamin qui vient de réaliser un exploit, j'ai hurlé ma joie à la face des montagnes qui m'entouraient comme pour leur dire qu'un jour je les vaincrais aussi. L'Arbizon voisin me semblait d'un coup beaucoup moins effrayant que lorsque je le voyais de plus bas. Le syndrome DiCaprio-i-am-the-king-of-the-world m'a frappé de plein fouet en un long cri de décompression. Le vautour s'en est allé ailleurs voir si une autre carcasse serait disponible plus vite. J'ai mitraillé avec mon appareil photo, témoin de mon exploit, ma performance incroyable et je suis redescendu, fou de joie.
Soum de Matte (Domaine de St Lary) - Hautes Pyrénées - 21/09/2007
Ce que dit
Eric
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