Affichage des articles dont le libellé est A la carte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est A la carte. Afficher tous les articles

27.3.08

A la carte # 13

Il y a des soirs où on n'a pas envie d'aller faire les courses et de préparer à manger. Hier soir était un des ces soirs là. J'avais passé la journée à glander à la maison; le Sage à travailler. On s'est décidé pour aller manger dans la petite pizzeria, juste en bas de la maison. Depuis le temps qu'on habite le quartier, on n'avait jamais mis les pieds là bas. En passant à côté, nous avons vu le restaurant complètement vide. Ça nous a semblé déprimant de manger ainsi surtout que le serveur n'est autre que notre voisin. Non vraiment on ne pouvait pas manger comme ça. Autant manger à l'appartement.
A la recherche d'un endroit sympa pour nous sustenter, nous avons remonté la rue des Solitaires. Je l'aime bien cette rue parce qu'elle prend à certains endroits des allures de rues de provinces avec des maisons basses avec un petit jardinet et des volets aux fenêtres. A la nuit tombée, la rue est silencieuse, à peine troublée par les bruits d'une circulation limitée. Au croisement de la rue de Palestine, il y a une vue superbe sur l'église St Jean Baptiste de Belleville. Mais je crois bien que je n'étais jamais aller plus loin que ce croisement là. En remontant la rue, tout en discutant de nos prochaines vacances, nous sommes tombés sur un petit bar restaurant qui fait l'angle de la rue des Solitaires et de la rue de la Villette. L'endroit semble cosy et sympathique. Sans même voir la carte qui était accrochée au fond de la salle du restaurant, nous sommes entrés. Le hasard fait bien les choses parfois.
Nous entrons dans l'établissement par le bar. La lumière est tamisée, l'ambiance feutrée, la musique légèrement jazzy peut-être un brin trop forte. La clientèle est du genre jeune bobo mais cela ne nous gène guère en fait. La salle de restaurant est au fond. Nous sommes accueillis par le seul serveur, gentil et charmant. On s'installe au fond de la salle, juste au dessous de l'ardoise des plats proposés. Cinq choix d'entrées, une petite dizaine de plats (entre 16 et 23 euros), tous alléchants et une poignée de desserts (à 6.5 euros); tout de suite je remarque la panna cotta. Deux autres ardoises proposent un large choix de vin (entre 18 et 40 euros la bouteille). La salle est chaleureuse avec ses couleurs rouge et ocres et son éclairage tamisé. Une dizaine de tables en bois brut pour certaine. On s'y sent bien dans cet endroit.
Je me décide pour un confit de canard avec une purée de pommes de terre à l'huile de truffes. Le Sage E. se laisse tenter par un filet de sanglier sur lit de tagliatelles fraîches. Nous accompagnons cela avec une bouteille de Côte de Bourgogne rouge. Le vin est fruité, sans doute encore trop jeune mais il se marie bien avec nos plats qui sont délicieux. Un vrai régal mélangeant plats somme toute très traditionnels avec des saveurs étonnante (une petite purée carottes et zestes d'orange pour moi, une petite confiture de figues chaude pour le Sage). Nos papilles sont à la fête. Pour le dessert, petite déception pour moi car il n'y a plus de panna cotta. Mais je me rabats sur un "Kittu choco" qui n'est autre qu'un petit fondant au chocolat noir et amer accompagné d'une crème fouettée délicieuse. Le Sage craque pour la trilogie de crèmes brûlées (framboises, lavande et vanille) qui lui sont apportées encore flambantes. Les saveurs sont subtiles et pour une fois peu sucrées.
Ce qui devait être un repas rapide à l'extérieur est devenu un repas gastronomique où on prend notre temps et avec un grand plaisir. Le serveur, au moment de régler l'addition, nous conseille un autre petit restaurant très sympa et bien caché, rue Arthur Rozier, à deux pas de l'escargot. En rentrant, nous faisons un détour par cette rue qui enjambe la rue de Crimée, histoire de faire une reconnaissance pour une prochaine sortie. La carte de L'Heure Bleue est tout aussi alléchante. Nous allons nous attarder à dénicher les petites merveilles qui se cachent dans les rues de l'ancienne Belleville.
L'escargot - 50, Rue de la Villette - 75019 Paris. Tel : 01 42 06 03 96

7.1.08

A la carte # 12 - L'Atlantide

Il y a quelque temps, après avoir vu "la graine et le mulet" au cinéma, j'ai eu l'envie subite et irrépressible de manger un couscous. Au début, je m'attendais à manger un couscous congelé de chez Picard, à la maison. Et puis non, finalement pas. En remontant l'avenue Laumière, l'Atlantide nous a ouvert sa table. Il faut dire que nous avons eu beaucoup de chance parce que sans réservation, c'est presque mission impossible de pouvoir manger dans ce restaurant là.
L'endroit offre un cadre chaleureux et typique avec une décoration faite de bois, de poteries et de tentures berbères. L'accueil est très professionnel, un peu froid peut-être au premier abord, mais au final très chaleureux et souriant.
A la carte, on retrouve les plats traditionnels : couscous et tajines et puis aussi la spécialité de la maison : l'Amegful, un couscous sans bouillon, cuisiné aux sept légumes et cuit à la vapeur. Et puis, il y a une carte de vin à tomber. Les assiettes sont copieuses pour un prix raisonnable. Il faut se laisser tenter par le thé à la menthe excellent.
Une bonne adresse, donc, qui ravira les yeux et les papilles. Un excellent moment culinaire.
L'Atlantide - 7, Avenue Laumière - 75019 Paris / Tel : 01 42 45 09 81

18.12.07

A la carte # 11 - Aux trois Canettes

Une nouvelle infidélité à notre Caratello préféré. Qu'il se rassure, elle ne sera que passagère.
Ce restaurant de spécialités italiennes est à deux pas du boulevard Saint Germain, dans une rue très calme (le soir, en tout cas). L'ambiance et la décoration sont relativement chaleureuses mais la salle du premier étage semble plus sympathique (poutres apparentes au plafond. Mais à partir de là, il y a dilemme. La salle du 1er vaut le coup d'oeil mais la salle du rez-de-chaussée est le domaine du facétieux patron des lieux. Car c'est un drôle de luron que ce monsieur là. Toujours à faire des blagues et des tours pendables. On rit bien avec lui même si à la longue on reste un peu trop sur le qui vive.
Un restaurant de spécialités italiennes donc. Pourtant la saltimboca est loin d'être une réussite. Réussira t-on à trouver mieux que celles du feu Delfino? J'ai des doutes, même si celle du Caratello est très honorable. Il semble que les vraies spécialités du restaurant soient les pâtes que bien évidemment je n'ai pas prises. Il faudra donc y revenir pour tester. Reste que les anti pasti sont très bien (l'assiette de légumes était parfaite). Pour la carte des desserts, on y retrouve le traditionnel tiramisu mais pas de pana cota (le patron n'aimant pas cela, il n'en met pas à la carte !); des tartes du jour (une très bonne tarte aux citrons le soir ou nous y étions).
Les prix, par contre, sont un peu prohibitifs, mais ils sont sans doute à l'image du quartier. L'assiette de pâtes est entre 14 et 18 euros et la saltimboca est à 24 euros.
Aux Trois Canettes - Chez Alexandre - 18, Rue des Canettes - 75006 Paris - Tel : 01 43 26 29 62

31.10.07

A la carte # 10 - L'Entrecôte

L'Entrecôte est un restaurant de Nantes bien sympathique. Il est de type brasserie mais avec la particularité d'avoir un menu unique. Quand on va là bas, on sait qu'on se régalera d'une tranche contre filet délicieux nappée d'une sauce à la recette secrète, à se pourlécher les babines et les doigts, et le tout accompagné de pommes de terre frites et d'une salade aux noix. La viande est tendre et fondante, un pur plaisir pour ceux qui aiment la viande. Autre vrai réussite de ce restaurant : les desserts. Ils sont frais et préparés à la demande dans les cuisines. La spécialité de la maison est la profiterole avec des choux frais et une délicieuse sauce chocolat. J'entends le Sage E. dire : "humpf ! chais vrai; elles chont crés bonnes". Pas bien de parler la bouche pleine, vilain garnement...
Comme tous plaisirs se méritent, il faut parfois attendre un bon moment (entre 20 et 40 minutes les soirs de grande influence) avant de pouvoir s'installer et commencer à manger. Et pas moyens de réserver; les premiers arrivés sont les premiers servis. Mais franchement cette attente vaut le coup.
Le service est souriant et efficace. Pas d'attente trop long pour se faire service; le sourire (naturel et pas forcé comme dans bon nombres de restaurants) des serveuses est un vrai plus. Victime de son succès, le restaurant est toujours bondé et donc très bruyants. Pas de soirée en tête à tête à prévoir là bas, l'intimité n'est pas de mise; mais passer une bonne soirée en famille ou entre amis est tout à fait envisageable avant ou après une séance de ciné au Gaumont de la place du Commerce toute proche ou bien en descendant du train qui nous a trimballé de Paris, comme cela nous arrive quelque fois.
Ce restaurant est une bonne adresse pour bien manger, rapidement et pour un prix très raisonnable (le menu est à 13 euros; le dessert à 5,50 euros).

L'Entrecôte - 2, Rue Couedic - Nantes

23.10.07

A la carte # 9 - Il Buco

Ça faisait longtemps que nous n'avions pas testé un nouveau restaurant avec toute la petite bande. Les occupations des uns et des autres ont fait que nous n'avons pas eu beaucoup l'occasion de nous réunir tous ensemble. De plus, il semble que nous nous soyons endormis sur quelques valeurs sures et le désir de découvrir s'est fait moins présents.
Hier soir, le rendez-vous fut fixé dans le petit restaurant italien, Il Buco, situé à deux pas de la rue Montorgueil. Le choix de ce restaurant est revenu au Sage E. qui l'avait testé quelques semaines auparavant.
C'est un restaurant sans chichi ostentatoire. La décoration est discrète. L'accueil est d'emblée sympathique. Le patron, au bel accent italien, vint s'asseoir à notre table pour nous parler des plats du jour. Car ici, pas de carte ni de menu. Tous les jours, des plats nouveaux. Hier soir, des bruscetta à l'aubergine, une brique au mascarponne et à la poire légèrement poivrée ou bien la traditionnelle assiette d'antipasti de légumes. Les plats (essentiellement des pâtes), par contre n'ont rien d'exceptionnels : tagliatelle au beurre et sauge, rigatoni à la sauce aux artichauts. Les assiettes sont certes copieuses mais le contenu n'est ni bon ni mauvais, basique je serais tenté de dire. La panna cota est, quant à elle, vraiment une déception : très peu sucrée, trop épaisse et trop noyée dans un coulis de fruits rouge.
Au final, un italien qui ne tient pas les belles promesses d'un accueil correct. Le Caratello n'a pas de soucis à se faire : il reste mon restaurant parisien préféré.
Il Buco - 18, rue Léopold Bellan 75002 - 01-45-08-50-10

7.6.07

A la carte # 8 - Le Quincambosse

Au fil du temps, ce restaurant est devenu un point de rendez-vous pour nous. A deux enjambées de Beaubourg et des abords du Marais, ce restaurant atypique réserve une belle surprise gastronomique. Pour cela, il ne faut pas forcément s'arrêter sur la cartes de tartes chaudes et de salades qualifiées par un signe du zodiaque. Elles sont certes très bonnes et copieuses et faites avec des produits frais. Il faut regarder du côté des plats du jour, marqués sur le vieux tableau noir. Il y a des incontourables (la volaille au curry, le travers de porc au miel...) mais il y a aussi les plats de saison. Et là, je vous le dis, on se pourlèche les babines. Que ce soit la choucroute aux épices et au miel et avec une épaisse saucisse de Morteau ou encore le boeuf bourguignon et sa purée de pommes de terre (disparus bien trop vite de la carte), on a cette bonne sensation de plats connus avec une pointe de nouveauté qui éveille la papille supérieure droite.
La salle est petite et décorée de bric et de broc (cadres anciens, vieilles photographies, de petits coeurs rouges pendent au plafond). La cuisine style cuisine à l'américaine s'ouvre sur la salle permettant de voir s'activer la chef des fourneaux. La salle, quant à elle, est le domaine réservé au fantasque Thomas. Le Quincambosse sans ce Thomas là ne serait plus le Quincambosse. Il est l'une des raisons pour laquelle on revient avec plaisir dans ce lieu.
Mais pour profiter à pleine dents de ces plaisirs de la chère, il faut parfois s'armer de patience. Car au Quincambosse, on ne peut pas réserver. Et, il n'est pas rare de subir les jours de fermeture aléatoires du restaurant en se cassant les dents au rideau de fer qui barricade alors l'enseigne.
Le Quincambosse - 13, Rue Quincampoix - 75004 Paris

10.5.07

A la carte # 7 - La Perdrix

Il fallait bien trouver un endroit où manger si nous voulions visiter La Ferté Bernard. Nous aurions pu aller au MC Donald du coin, mais bon ça ne fait pas très repas du dimanche midi avec papa et maman. Quelques recherches effrénées sur Internet et un restaurant ressort, La Perdrix. Ca me fait penser à un repère de chasseurs mais les critiques insistent sur l'excellente nouvelle cuisine française qu'y est proposée. Et bien soit, réservons ! Nous serons 4, merci.Pour commencer, pas très facile de trouver la rue de Paris, là où se situe le restaurant. Mais il faut dire que sans regarder un plan, dans une ville qu'on ne connaît pas, il n'est jamais très facile de s'y repérer. L'établissement est un trois en un : hôtel deux étoiles, restaurant et un accueil bar. Grands murs extérieurs blancs sans cachet ostentatoire, une longue baie vitrée éclairant la salle à manger. L'intérieur est à l'identique mais l'ambiance y est tout à fait différente. Un accueil impeccable par un grand jeune homme charmant, tout de noir et blanc vêtu. Il nous indique d'un ample et gracieux mouvement de bras l'entrée de la salle à manger dans laquelle nous le suivons bien volontiers.Le ton est donné, le service se veut résolument classieux et chic, dans la grande tradition de la grande restauration française. Je sens aussitôt ma mère se figer. Elle ne se sent pas à l'aise et a peur de faire LA boulette. Pourtant le cadre ne s'y prête pas beaucoup à ce ton guindé. La salle du restaurant est clinquante et ordonnée, pourtant il y a un manque singulier de caractère et d'authenticité. Tout y est neuf; les plantes sont en plastique; la peinture est blanche et fonctionnelle mais avouons le pas très jolie. Le décalage entre le service et le cadre fait d'abord un peu sourire mais au final, ce dernier sait se faire oublier.Deux types de menus à la carte, le menu « découverte » et son plus copieux copain, le gastronomique. Menus entre 26 et 36 euros, ce qui est plus qu'abordable. Un large choix dès le menu découverte proposant, entrée, plat et dessert avec l'entracte sorbet à la pomme entre l'entrée et le plat. Pointes d'asperges vertes sur oeuf poché; tranches fines de saumon fumé marinées ou bien encore terrine du chasseur et son coleslaw et ses oignons confits. Magret de canard sur pyramide dauphinoise, queues de langoustines gratinées ou bien encore la traditionnelle pièce de boeuf grillée. Des plats qui ne font pas très nouvelle cuisine mais une plus qu'honorable cuisine française fine et savoureuse. Les plats sont dressés dans des assiettes originales et servies avec le sourire du charmant garçon de service; un large plus pour le restaurant.Finalement, pas de chasseurs crottés mais plutôt la clientèle bourgeoise de La Ferté Bernard. Une bonne table où l'on y mange bien mais qui manque peut-être un peu trop de simplicité pour que ce soit un endroit où l'on s'y sente bien. Quoique avec le jeune et charmant serveur...
La Perdrix - 2, Rue de Paris - 72400 La Ferté Bernard - 02 43 93 00 44

16.4.07

A la carte # 6 - Crêperie St Eustache

La population qui fréquente cette petite crêperie, prêt des Halles et de l'église St Eustache, est avant tout touristique. Autant le dire tout de suite. Mais on y croise aussi, en semaine, des employés en pause déjeuner ou bien quelques habitués du quartier qui viennent ici trouver des oreilles attentives à leurs bavardages de solitaires. On peut y entendre un client, shooté au cidre brut parce qu'il fait chaud et qu'il faut se désaltérer, lâcher à haute voix des sentences aussi radicales que "Besancenot? C'est un Sarkozy mais à l'envers", ou bien "Allègre? Tout dans les livres, rien dans la tête" ou encore "Pff Kouchner, qu'est ce qu'il a fait lui là, à part Médecins sans frontières? C'est que de la gloriole ce mec". C'est surprenant et ça m'a bien fait rire samedi, mais rassurez-vous, ce n'est pas tous les jours comme ça (heureusement).
Pas plus d'une vingtaine de tables à l'intérieur; deux ou trois sur le trottoir aux beaux jours. La salle vaut le coup d'oeil pour la grande fresque qui couvre le mur du fond et qui dévoile naïvenemt un mariage "à la bretonne" avec couple de mariés, petit village perché, bâteaux sur la mer et petit moulin bucolique.
La carte n'a rien d'originale : on y retrouve les galettes de blé noir habituelles pour ce type de restaurant (complète, super complète, campagnarde, forestière etc etc). Mais si la carte n'est pas fabuleuse en soit, la galette est copieuse (pas de demi portion comme dans les crêperies des environs de Montparnasse) et excellente. Croustillante sans être sèche comme du papier cartonné, goûteuse sans être trop salée. Le cidre est, comme il se doit, de chez Loïc Raison, mais cuvée Tradition. Un menu à moins de 10 euros servi jusqu'à 14h00 pour ceux qui sont pressés ou qui n'ont pas une grosse faim. Cette formule reste limitée à des galettes et des crèpes basiques. Mais, si votre envie se porte pour des assiettes plus élaborées, le prix de la galette seule est largement abordable (moins de 8 euros). Le service est rapide, efficace et simple.
Surtout testée le midi, cette petite crêperie est idéale avant ou après une séance de ciné ou après une séance de courses intensives dans le Forum tout proche. Par contre, le nombre de tables étant limité, il ne doit pas être aisé de manger en groupe de plus de quatre personnes. Ouvert du Lundi au samedi.
Crêperie St Eustache - 2, Rue Sauval - 75001 Paris - Tel : 01 40 28 40 39

4.4.07

A la carte # 5 - A Mi - Chemin

Oui ! Bon, je sais, la carte à côté n'est pas droite !
N'empêche qu'il est bien bon ce restaurant à deux rues de la rue Daguerre, dans le 14ème arrondissement.
Une salle toute en longueur rappelle l'esprit guinguette ou bistrot. Derrière, une petite salle aux couleurs chaudes et cosy, rappelle un salon de thé, avec sa grande bibliothèque et ses petits tableaux paysagers, un endroit où l'on aimerait bien passer une après midi froid d'hiver. Il ne manquerait plus que le feu de cheminée pour qu'on s'y sente aussi bien que chez maman.
La carte est restreinte, sobre et classique, allant de la traditionelle souris d'agneau à la pastilla de cabillaud en passant par le carpaccio de Saint Jacques. La cuisine est bonne et fraîche (ah ces petits légumes croquants qui accompagnaient la souris) mais parfois "approximative". Mes oeufs meurette à la sauce au vin rouge étaient froids par exemple. Ce ne sont que des détails qui n'enlèvent pas à la qualité de l'ensemble mais qui fait que ça n'est pas un grand restaurant. Quant à la carte des desserts, passez outre ! Préférez une bonne crême caramel de la Laitière, chez vous ! C'est cent fois meilleur et ça coûte moins cher. Parce que je vous le dis, la soupe de fraise et litchis avait l'air beaucoup plus appétissante sur l'ardoise que dans mon assiette devant moi.
Reste que l'endroit est bien sympathique pour une bonne soirée entre amis.
A mi-chemin, Chez Virginie - 31, Rue Boulard - 75014 Paris

21.3.07

A la carte # 4 - Le Restaurant

Et zut ! Le mardi, Al Caratello est fermé. Ca n'empêche qu'on a faim. Pas grave, un petit restaurant en angle de rue, à deux pas de notre restaurant italien préféré, nous avait déjà attiré la papille, comme ça en passant. L'âme aventurière en bandoulière et le coup de fourchette dans les talons, nous avons donc poussé la porte de ce restaurant pas prétentieux qui s'appelle tout simplement Le Restaurant. Le décor est simple avec murs en pierres apparentes (l'endroit est une ancienne oisellerie) et avec des objets chinés (une très belle horloge de gare par exemple).
La carte est alléchante : une dizaine d'entrées, une dizaine de plats et une carte du jour. Le menu est à 22 euros (entrée et plat), pas très ruineux. La carte des vins est variée, allant de petits vins honorables, à des prix raisonables (à partir d'une vingtaine d'euros la bouteille) aux grands crus classés. La cuisine (n'en déplaise à Dame Laurence) est originale, mariant les saveurs étonnantes à des plats "classiques", comme l'épaule d'agneau à la vanille. L'assiette est conséquente (on ne sort pas de là, la faim au ventre) et très chaude (le bout de mon index s'en souvient encore).
Le service est sympathique à très sympathique. Le garçon est agréable de tous points de vue et le service est rapide et professionnel. Un fond sonore et musicale agréable (Rob Dougan et Craig Amstrong) et on a même eu le droit à un petit boeuf brésilien d'une petite demie heure et surtout, l'endroit n'est pas bruyant.
Petit bémol, il n'y a pas de partie non fumeur semble t-il et malgré que je sois moi même fumeur, on peut être vite dérangé par les odeurs des cigarettes des tables voisines.
Il est certain que ce n'est pas le meilleur restaurant que nous avons testé dans cette gamme de cuisine mais bon, il est plus qu'honorable et loin des restaurants touristiques qui pullulent près de Montmartre.
Le Restaurant - 32, Rue Véron - 75018 - 01 42 23 06 22

20.2.07

A la carte # 3 - KOKOHANA

Pour changer du traditionnel restaurant japonais, proposant les habituels menus sushi, sashimi; les sempiternelles menus sushi-brochettes, il existe à deux pas du Rond Point des Champs Elysées, un restaurant japonais original. Ce petit restaurant ne paye pas de mine de l'extérieur, "pour ne pas effrayer la classe moyenne" comme dit le chef, mais qui recèle deux cuisinier hors pairs. Ces deux hommes là cuisinent sur plaques chauffantes et devant nos yeux ébahis.
Et nos yeux sont mis à rude épreuve. A regarder l'agilité des mains des cuisiniers qui manipulent avec dextérité le couteau et la spatule, les yeux ont tendance à devenir plus gros que le ventre devant toutes ces victuailles appétissantes qui se préparent devant eux. La salive qui monte à la bouche face aux bonnes odeurs qui émanent des plaques surchauffées.
Mais le régal est dans l'assiette. Savoureux, légèrement assaisonnés et joliment préparés, les plats sont copieux et délicieux. Le foie gras sur lit de poireaux est à tomber à la renverse. Le fondant de boeuf au champignons de Paris est tendre et savoueux avec sa petite sauce au soja. Un menu englobe ces deux plats avec en plus la petite soupe ou la petite salade d'entrée (bien traditionnelles celles là). Tout cela pour 26 euros (sans la boisson). Bien d'autres plats sont à déguster comme la saint jacques, le demi homard à l'étouffé ou les crevettes. D'autres plat qui ont aguiché mon appétit et qui me donne l'envie d'y retourner.
Le mieux est de reserver pour pouvoir profiter du show culinaire autour de la plaque. Mais attention, la proximité de cette plaque a un inconvénient majeur, celui de sentir durablement la "croquette" (comme dirait Mr Jay) et le graillon qui impregne durablement les tissus de nos vêtements.
KOKOHANA - 1 Bis, Rue Jean Mermoz - 75008 Paris

7.2.07

A la carte # 2- Le Barlotti

Très chic.

Très tendance.
Très genre.
Très in.
Très toc.
Très cher.


Le Barlotti - 35, Place du Marché Saint Honoré, 75001 - Paris

6.2.07

A la carte # 1 - Al Caratello

La salle est petite. Pas plus de vingt tables, plutôt serrées les unes aux autres. Le restaurant devient très rapidement bruyant quand il affiche complet. Nous sommes dans un restaurant italien, le bruit est presque une obligation. Il est donc préférable de réserver car, passé 20h00, il doit être difficile d'y trouver une table libre.
L'accueil est sympathique, pas exceptionnel mais souriant, ce qui est rare et bien agréable dans un restaurant parisien. En tout cas, bien mieux que cet accueil formaté de ces chaînes de restaurants italiens qui fleurissent à Paris.
La carte est variée mais pas nouvelle, proposant les standards des pâtes et des viandes italiennes, sans pour autant avoir les dépassées lasagnes et les carbonara. Par contre, j'ai eu le plaisir de manger à nouveau une saltimbocca excellente. Ce plat qui me rappelle tant le disparu Delfino de l'île de la Cité et le chef Enzo. La panna cotta (le dessert test par excellence pour moi dans un restaurant italien) est exquise, peut-être un chouïa trop sucrée. La carte des vins est riche et surtout pas excessive au niveau des prix. Nous avons choisi un Nero d'Avola (vin rouge sicilien), vraiment excellent.
On ne mange pas pour très cher Al Caratello; moins de vingt euros par personne, pour un plat et un dessert, sans le vin.
Je crois bien ne jamais avoir aussi bien mangé dans un restaurant italien à Paris depuis la fermeture du Delfino.
Encore une fois, une très bonne adresse dénichée par nos Dames du Manoir passées maîtresses en la matière des découvertes gustatives pour nos soirées entre amis.
Al Caratello - 5, Rue Audran - 75018 Paris